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Méditer à moitié nu dans la neige, la drôle de passion d'un archéologue serbe
Oliver BUNIC - AFP
Marcher des heures en short dans une neige épaisse sur des sommets balayés par le vent... Pour beaucoup, cela ressemble au scénario d'un film catastrophe. Pour Vladimir Stevanovic, ce n'est qu'un jeudi comme un autre.
Ce Serbe qui depuis quinze ans parcourt les pentes glacées, médite dans la neige profonde et plonge dans l'eau glaciale des lacs, y voit une routine bénéfique pour la santé - physique et mentale.
"Vous vous livrez au froid parce que vous savez qu'il ne vous fera pas de mal", explique à l'AFP l'archéologue de 41 ans, au bord d'un lac gelé au pied du mont Besna Kobila ("Jument furieuse"), dans l'extrême sud de la Serbie.
Il affirme pouvoir tenir jusqu'à quinze minutes dans une eau glaciale et a déjà marché pendant sept heures par –10°C, simplement vêtu de chaussures de randonnée et d'un short de sport.
Oliver BUNIC - AFP
Les récits de ses exploits diffusés sur les réseaux sociaux lui ont valu une certaine notoriété en Serbie, et plusieurs milliers d'abonnés sur ses comptes Instagram et YouTube où il se fait appeler "Srpski ledeni covek", l'homme de glace serbe.
Il assure n'être à la recherche ni de records, ni de notoriété.
"Lorsque je plonge dans l'eau, mon objectif est de parvenir en état de méditation et de paix intérieure", explique-t-il.
- "Gérer le stress" -
Ces dernières années, la "thérapie par le froid" - des bains de glace et de la natation dans des lacs gelés - a gagné en popularité à travers la planète.
Un des adeptes les plus connus en est le Néerlandais Wim Hof, qui a mis au point une méthode de bien-être par l'exposition au froid, combinée avec de la respiration et de la concentration.
Oliver BUNIC - AFP
Certaines études appuient certains aspects de sa méthode, mais il n'existe aucun consensus scientifique sur la question. Des médecins ont par ailleurs mis en garde contre des pratiques plus extrêmes et les risques d'aggravation de problèmes de santé existants.
Pour Vladimir, l'inspiration est venue des pratiques spirituelles des moines tibétains. Mais ses plongeons dans l'eau glacée sont aujourd'hui moins mystiques : il s'agit plutôt de vivre lechoc intense que lui procure le froid extrême.
"Cela nous aide à ne penser à rien d'autre. C'est très efficace pour gérer le stress", assure le randonneur, également pratiquant assidu d'arts martiaux.
A ceux qui seraient tentés d'essayer, il déconseille de plonger directement dans l'eau glacée.
"Lorsque vous vous mouillez avec de l'eau froide, c'est très désagréable pendant une ou deux secondes, mais ensuite vous vous sentez rapidement complètement détendu. Puis le froid ne vous dérange plus".
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Lexique
le choc hypovolémique par diminution du retour sanguin veineux vers le coeur, que ce soit à la suite d'une hémorragie abondante (traumatisme, postopératoire...), d'une hypovolémie comme les pertes de plasma chez les grands brûlés, d'une déshydratation aiguë (diarrhée ou vomissements abondants), d'une vasodilatation des vaisseaux périphériques qui stocke le sang dans les petits vaisseaux (choc anaphylactique ), septique, toxique) ;
le choc cardiogénique dans lequel le remplissage cardiaque est insuffisant du fait de troubles du rythme , d'insuffisance cardiaque aiguë , d'une embolie pulmonaire massive (voir thromboembolie )...
le choc anaphylactique survenant lors de réactions allergiques immédiates intenses. On peut en rapprocher le choc anaphylactoïde dont les manifestations sont identiques mais dont le mécanisme n'est pas de nature allergique.