Actualité Santé Française
L'épidémie de grippe s'achève en métropole
Jean-Christophe VERHAEGEN - AFP/Archives
L'épidémie degrippe est en train de s'achever en métropole, plusieurs régions françaises étant déjà revenues à la normale, a constaté mercredi l'agence de santé publique, rapportant que les taux de vaccination étaient un peu meilleurs que l'année précédente.
"L'épidémie degrippe 2025-26 (est) terminée dans l'Hexagone", a résumé Santé publique France dans un bilan hebdomadaire, soulignant que quatre régions - Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val-de-Loire, ¨Île-de-France et Nouvelle-Aquitaine - étaient complètement revenues à la normale.
Les neuf autres devraient vite suivre, étant dites en "post-épidémie".
Outre-mer, néanmoins, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane restent touchées par l'épidémie.
Il est encore trop tôt pour dresser un bilan en matière de mortalité, mais l'épidémie degrippe s'avère déjà moins longue qu'un an plus tôt, quand elle avait été marquée par deux pics successifs et avait été particulièrement meurtrière avec plus de 17.000 décès.
L'agence de santé publique remarque que le taux de vaccination s'est un peu amélioré par rapport à la saison dernière, marquée par des chiffres assez médiocres.
"Au 31 décembre 2025, la couverture vaccinale contre lagrippe de l'ensemble des personnes ciblées par la vaccination (...) était de 46,3%", estime Santé publique France. "Elle était de 53,3% chez les personnes âgées de 65 ans et plus."
"Ces couvertures vaccinales sont supérieures à celles observées à la même date pour la saison 2024-2025", souligne-t-elle, rappelant les chiffres: 42,5% pour l’ensemble des personnes à risque (et) 49,8% chez les personnes âgées de 65 ans et plus.
En revanche, la vaccination contre le Covid, recommandée par les autorités de manière couplée avec celle contre lagrippe continue à baisser alors que ses taux sont déjà très bas: fin décembre, à peine plus de 15% des plus de 65 ans et moins de 13% de l'ensemble des personnes à risque s'étaient fait vacciner dans le cadre de la campagne actuelle. Santé publique France explique toutefois que ces chiffres peuvent être sous-estimés en raison d'une méthodologie différente de décompte par rapport à lagrippe
jdy/alu/abl
Lexique
des signes généraux : fièvre élevée pouvant durer 5 jours, sensation de froid, frissons, céphalées, douleurs musculaires, douleurs à la mobilisation des yeux, sensation de malaise général...
des signes respiratoires qui augmentent en intensité progressivement : toux sèche, écoulement nasal avec parfois obstruction nasale, enrouement, parfois mal de gorge.
Elles sont principalement pulmonaires, pneumopathies dues directement à la grippe, ou secondaires à une surinfection bactérienne, ou encore aggravation d'un asthme (voir asthme aigu grave ), d'une bronchite chronique ...
Elles apparaissent plus fréquemment chez les sujets ayant une pathologie cardiaque, pulmonaire... préexistante, mais aussi chez les sujets immunodéficients ou au cours de la grossesse.
Rarement, c'est un tableau de grippe maligne survenant quelques jours après le début d'une grippe commune. Elle est due au virus lui-même : apparition d'un oedème pulmonaire avec insuffisance respiratoire aiguë et parfois complications cardiaques, hépatiques, rénales, ménigo-encéphalite. Elle est souvent mortelle et, en cas de survie, les séquelles sont la règle.