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Méningite B: transmission et vaccins disponibles
Damien MEYER - AFP/Archives
Plusieurs vaccins protègent contre certaines formes deméningite dont deux ciblent spécifiquement les infections invasives à méningocoque de groupe B, responsables d'une épidémie qui a fait deux morts dans le sud-est de l'Angleterre.
Laméningite est une infection de la moelle épinière et desméninges (fines membranes entourant le cerveau) causée par plusieurs types de virus, de bactéries et de champignons.
Plus rare que laméningite virale, "laméningite bactérienne constitue la forme la plus dangereuse de la maladie et peut entraîner la mort en 24 heures, sans prise en charge rapide", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Environ 20% des personnes qui contractent uneméningite bactérienne développent des complications à long terme, notamment des handicaps durables, comme la surdité.
Méningite à méningocoques
Laméningite à méningocoques (autre nom de la bactérie Neisseria meningitidis) est une forme deméningite bactérienne.
Elle se transmet facilement par les sécrétions respiratoires ou la salive --toux, postillons, éternuements, baisers--, via des contacts rapprochés et prolongés.
Elle tend à se propager de manière épidémique, les jeunes étant les plus à risque. En Angleterre, on recensait 29 cas vendredi. En France, un cas d'une personne de retour de la région de Canterbury où s'est déclarée l'épidémie, a été hospitalisée.
Sensibilité à la lumière,maux de tête violents,fièvre vomissements, raideur de la nuque et altération de l'état mental sont notamment des signes qui peuvent alerter.
Le taux de mortalité par uneméningite bactérienne est de 10%, selon l'Institut Pasteur.
La plupart des cas et des décès dus à laméningite pourraient cependant être évités par la vaccination, souligne l'OMS.
Il existe différents types deméningite (ou sérogroupes), identifiés par des lettres A, C, W et Y. Les décès survenus en Angleterre sont dûs à laméningite dite B.
Vaccination contre laméningite B
Au Royaume-Uni, les nourrissons sont vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015, mais pas les générations nées avant cette date.
En France, ce vaccin a été recommandé chez les nourrissons dès 2022 et il est obligatoire depuis le 1er janvier 2025.
La Haute autorité de santé (HAS) prône également depuis mars 2025 un rattrapage transitoire chez les enfants entre 2 et 5 ans ne l'ayant jamais reçu.
Chez les adolescents, elle ne l'a pas recommandé mais a souhaité qu'il soit remboursé à tous les 15-24 ans qui souhaitent le recevoir.
Les vaccins disponibles
Le vaccin Bexsero du laboratoire britannique GSK est destiné à protéger dès l'âge de 2 mois contre l’infection invasive due au méningocoque B.
Autorisé en Europe depuis début 2013, Bexsero est fabriqué notamment sur son site de production à Rosia, en Italie.
GSK estime la couverture vaccinale en France avec Bexsero autour de de 90% chez les 0-2 ans, entre 60 et 70% chez les 2-4 ans et autour de 3% chez les 15-24 ans.
L'autre vaccin indiqué contre les souches B du méningocoque, le Trumenba, du laboratoire américain Pfizer, dispose quant à lui d'une autorisation pour les plus de 10 ans.
Il est fabriqué sur son site de Puurs en Belgique.
En France, Trumenba s'adresse aussi aux 15 à 24 ans. Tout comme le vaccin Bexsero, il est remboursé à 65% par l’Assurance maladie.
Traitement antibiotique
Dans tous les cas d’infections à méningocoques, un traitement antibiotique préventif, éventuellement complété par une vaccination, est préconisé pour l’entourage proche du malade.
Sur le campus de l’université du Kent, les autorités sanitaires britanniques ont ainsi distribué plus de 9.000 doses d’antibiotiques et vacciné 2 360 étudiants, ciblant également toute personne ayant fréquenté la discothèque Club Chemistry à Canterbury, où la majorité des cas a été recensée.
Lexique
soit sous l'effet d'un environnement chaud ou d'un travail musculaire intense en milieu chaud et humide (coup de chaleur) avec débordement des capacités d'adaptation de l'organisme (cutanées, respiratoires, cardio-vasculaires) ;
soit (fièvre) lors d'un processus infectieux, de la prise de certains médicaments (réaction allergique ou non)...
soit processus immunitaire avec libération de substances qui vont, au niveau cérébral, induire une réponse fébrile (ce même mécanisme peut être retrouvé lors de traumatismes ou autres troubles cérébraux).
élévation de la température centrale du corps > à 43°, l'augmentation du CO2 en fin d'expiration, associées à une hypertension artérielle ou une tension artérielle instable...,
une accélération des rythmes cardiaque (tachycardie ) et respiratoire (tachypnée),
une rigidité musculaire...
maux de tête généralisés,
vomissements, typiquement en jet, sans nausées,
photophobie ,
raideur de la nuque,
ces signes sont habituellement précédés et accompagnés de signes infectieux avec fièvre, douleurs musculaires et articulaires, fatigue, signes respiratoires ou digestifs...
plus tardivement surviennent les signes d'encéphalite avec perte de l'attention, confusion , somnolence, coma, mais aussi des troubles moteurs, des convulsions ...