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Médicaments anti-obésité: quels effets secondaires ?
JOEL SAGET - AFP/Archives
Troubles digestifs, carences nutritionnelles, rares complications sévères... Les traitements anti-obésité dits GLP-1, bientôt remboursés en France, suscitent des interrogations croissantes sur leurs effets secondaires. Les autorités sanitaires estiment cependant que les bénéfices l'emportent sur les risques s'ils sont bien prescrits.
D'abord développés contre lediabète avant d'être utilisés pour favoriser la perte de poids, les médicaments GLP-1 comme le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) ou le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound) voient leurs effets secondaires étudiés avec de plus en plus de précision.
Une étude majeure, publiée dans Nature Medicine en 2025, a, ainsi, cartographié les principaux risques associés aux GLP-1, sur la base d'une cohorte de plus de 200.000 ex-soldats américains soignés pour undiabète
Cette étude, sans être en mesure d'établir directement des liens de cause à effet, observe un "risque plus élevé de troubles gastro-intestinaux, d'hypotension, de syncope, de troubles arthritiques, de néphrolithiase, denéphrite interstitielle et de pancréatite" chez les patients prenant des traitements GLP-1.
Les problèmes les plus fréquents sont, de loin, des nausées et vomissements. S'ils sont souvent bénins, ils peuvent se révéler insupportables à vivre, conduisant nombre de patients à l'arrêt du traitement.
Des complications plus graves, mais rares, ont également été signalées: occlusions intestinales ougastroparésies un trouble dans lequel l'estomac ne se vidange pas et garde des aliments non digérés pendant plusieurs heures.
Plus récemment, un autre type de trouble a attiré l'attention des chercheurs et des autorités sanitaires: des atteintes au nerf optique, dites NOIAN, pouvant aller jusqu'à rendre le patient aveugle, pourraient être liées à la prise de GLP-1, notamment le sémaglutide.
Les études divergent toutefois. Certaines concluent à un rôle des GLP-1, d'autres à une absence de risque particulier. Ces cas restent exceptionnels, ne concernant qu'un patient sur plusieurs milliers. L'Agence européenne du médicament estime depuis 2025 que le risque de NOIAN existe mais qu'il demeure "très rare".
Aux Etats-Unis, de nombreuses plaintes contre les fabricants de GLP-1 ont été recensées, essentiellement pour desgastroparésies et dans une moindre mesure pour des troubles de la vision. En France, des procédures devraient être lancées dans les prochains mois.
D'autres risques, initialement suspectés, comme une hausse des idées suicidaires, apparaissent désormais largement écartés comme effets secondaires des GLP-1.
Nombre de spécialistes estiment globalement que ces médicaments ne présentent pas un profil de risque particulièrement élevé pour un médicament et que leurs bénéfices, sans précédent pour la perte de poids, l'emportent quand ils sont prescrits à bon escient.
Sur cette ligne, l'agence française du médicament a conclu début 2026, analysant deux ans de données de pharmacovigilance, à un "rapport bénéfice/risque favorable de ces médicaments lorsqu’ils sont utilisés dans les indications de leur autorisation de mise sur le marché (AMM), pour le traitement dudiabète et de l’obésité".
En France, L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) appelait notamment à la vigilance quant à un point encore peu identifié: des carences nutritionnelles, telle uneanémie qui pourraient être liées à une perte de poids trop rapide.
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Lexique
par carence (défaut d'apport alimentaire ou mauvaise absorption) de substances indispensables (vitamine B 12), acide folique ou vitamine B 9 responsable d'anémies mégaloblastiques avec présence de globules rouges de très grande taille, le fer) responsable d'anémies microcytaires où, au contraire de la précédente les globules rouges ont une petite taille...),
par maladie générale, dans le cadre d'une maladie auto-immune ,
par saignement aigu ou chronique ou par destruction des globules rouges (anémie hémolytique, variété d'anémie iso
par défaut médullaire de reconstitution de la lignée rouge (anémie aplastique), pouvant s'accompagner de neutropénie et de thrombopénie .
Si l'anémie est aiguë, on recherchera alors une hémorragie non extériorisée ou une hémolyse aiguë intravasculaire.
Si l'anémie est chronique et régénérative, il s'agit d'une anémie hémorragique ou hémolytique (auto-immunisation, hypersplénisme), maladie de Minkowski-Chauffard, thalassémie, drépanocytose ).
Si l'anémie est chronique et arégénérative (réticulocytes inférieurs à 25 000/mm3), elle peut alors être microcytaire (carence en fer ), macrocytaire (carence enfolates ou en vitamine B12), normocytaire (inflammatoire).
Glycémie à jeun > 1,26 g/L ou 7 mmol/L ;
Glycémie dans la journée > 2g/L avec signes cliniques de diabète.
diabète de type I : lié à une absence ou une insuffisance de sécrétion d'insuline, c'est le moins fréquent. Il survient volontiers chez des sujets jeunes. Le traitement nécessite de l'insuline (diabète insulinodépendant ou insulinonécessitant) ;
diabète de type II : la sécrétion d'insuline est maintenue, mais il existe un certain degré de résistance à l'insuline et les taux de glycémie sont élevés. C'est la forme la plus fréquente, elle apparaît volontiers après l'âge de 40 ans, son traitement ne fait pas appel à l'insuline (diabète sucré non insulinodépendant) ;
diabètes secondaires (maladie du pancréas, certains médicaments, origine génétique, malnutrition, autres maladies endocriniennes...).
Glomérulonéphrite chronique primitive extramembraneuse avec syndrome néphrotique,
Glomérulonéphrite mésangioproliférative,
Glomérulonéphrite extracapillaire primitive,
Glomérulonéphrite chronique primitive à glomérules optiquement normaux avec syndrome néphrotique,
Exacerbation d'une glomérulonéphrite à dépôts d'lgA,
Néphrose lipoïdique.