Actualité Santé Française
L'essor de l'obésité éclipse les progrès en santé publique depuis 2010, selon un rapport de l'OCDE
JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP/Archives
Les progrès accomplis depuis 2010 en santé publique pour réduire les facteurs de risquUn physiothérapeute aide des patients obèses avec des exercices dans une unité d'obésité au CHU d'Angers à Angers, dans l'ouest de la France, le 23 octobre 2013.
"Malgré des décennies d'efforts", les maladies non transmissibles (cancer, maladies respiratoires chroniques, cardiovasculaires,diabète ), "principales causes de décès dans le monde", "continuent d'augmenter" et représentent "l'un des grands défis pour la santé des populations", constate ce rapport sur les bénéfices sanitaires et économiques de la lutte contre ces pathologies.
Ainsi, de 1990 à 2023, les prévalences ducancer et de labronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ont progressé respectivement de 36% et 49% dans l'OCDE, celle des maladies cardiovasculaires de 27% et 21%, tandis que celle dudiabète grimpait de 86% dans l'OCDE et 64% dans l'UE.
En 2023, une personne sur dix dans les pays de l'OCDE étaitdiabétique une sur huit vivait avec une maladie cardiovasculaire (1 sur 12 et 1 sur 7 dans l'UE), selon le rapport, qui s'appuie sur des modélisations.
Cela est notamment dû à une amélioration des taux de survie, "succès sans équivoque en santé publique", qui "signifie que davantage de personnes vivent plus longtemps avec des maladies chroniques", mais aussi au vieillissement, car davantage de personnes atteignent un âge où ces affections sont plus fréquentes.
Mais cette progression est aussi liée à "une forte augmentation de l'obésité" car cette pathologie chronique accroît l'incidence des maladies cardiovasculaires. L'obésité a ainsi "complètement annulé l'impact positif des réductions de la pollution atmosphérique, du tabagisme, de la consommation d'alcool et de la sédentarité depuis 2010", dans "un grand nombre" des 51 pays étudiés par le rapport.
Parmi eux, 43% ont vu diminuer l'incidence des maladies non transmissibles, principalement grâce à une réduction de la pollution atmosphérique et du tabagisme, mais 57% l'ont vue grimper, surtout via la hausse de l'obésité.
Si traiter ces maladies est complexe, "des priorités claires peuvent être identifiées": l'obésité "offre la plus grande opportunité de réduire ce fardeau", avec le tabagisme et l'alimentation, dit l'OCDE.
Ainsi, mieux informer (étiquetage nutritionnel...) et éduquer à des "choix plus sains", créer des lieux de vie "favorables à la santé", améliorer "la disponibilité des repas sains", réglementer la publicité alimentaire ciblant les enfants font évoluer comportements et normes sociales, souligne le rapport, incitant aussi à investir dans la prévention, le dépistage et le suivi au long cours des patients.
Lexique
Glycémie à jeun > 1,26 g/L ou 7 mmol/L ;
Glycémie dans la journée > 2g/L avec signes cliniques de diabète.
diabète de type I : lié à une absence ou une insuffisance de sécrétion d'insuline, c'est le moins fréquent. Il survient volontiers chez des sujets jeunes. Le traitement nécessite de l'insuline (diabète insulinodépendant ou insulinonécessitant) ;
diabète de type II : la sécrétion d'insuline est maintenue, mais il existe un certain degré de résistance à l'insuline et les taux de glycémie sont élevés. C'est la forme la plus fréquente, elle apparaît volontiers après l'âge de 40 ans, son traitement ne fait pas appel à l'insuline (diabète sucré non insulinodépendant) ;
diabètes secondaires (maladie du pancréas, certains médicaments, origine génétique, malnutrition, autres maladies endocriniennes...).
Glycémie à jeun > 1,26 g/L ou 7 mmol/L ;
Glycémie dans la journée > 2g/L avec signes cliniques de diabète.
diabète de type I : lié à une absence ou une insuffisance de sécrétion d'insuline, c'est le moins fréquent. Il survient volontiers chez des sujets jeunes. Le traitement nécessite de l'insuline (diabète insulinodépendant ou insulinonécessitant) ;
diabète de type II : la sécrétion d'insuline est maintenue, mais il existe un certain degré de résistance à l'insuline et les taux de glycémie sont élevés. C'est la forme la plus fréquente, elle apparaît volontiers après l'âge de 40 ans, son traitement ne fait pas appel à l'insuline (diabète sucré non insulinodépendant) ;
diabètes secondaires (maladie du pancréas, certains médicaments, origine génétique, malnutrition, autres maladies endocriniennes...).