Actualité Santé Française
Dangereux pour la santé, le "stress thermique" augmente fortement à l'échelle mondiale, selon une étude
Une étude révèle que le stress thermique a considérablement augmenté au cours des cinq dernières décennies, exposant davantage de personnes aux dangers pour la santé. La recherche souligne l'impact des vagues de chaleur extrêmes, dues au réchauffement climatique, qui affectent de plus en plus des régions auparavant non touchées.
Christophe ARCHAMBAULT - AFP
Le nombre de personnes exposées à unstress thermique dangereux pour leur santé a fortement augmenté ces 50 dernières années dans le monde en raison du réchauffement climatique, affirme une étude publiée lundi, alors que l'Europe subit une vague de chaleur accablante.
Lestress thermique, associé à de nombreux symptômes - température corporelle élevée, évanouissements,déshydratation troubles neurologiques,altération de la fonction rénale - est l'une des causes les plus courantes de décès liés aux conditions météorologiques.
Cette étude publiée dans la revue Nature Climate Change, a analysé les niveaux destress thermique relevés des années 1970 jusqu'en 2024: il en ressort que "sur tous les continents, les épisodes de chaleur intense, voire extrême, sont désormais plus fréquents", résume pour l'AFP la scientifique Rebecca Emerton, son auteure principale.
Ainsi dans les années 1970, 16% de la population mondiale a connu au moins une journée destress thermique extrême, c'est-à-dire lorsque la température "ressentie" était d'au moins 46 degrés Celsius.
Ed JONES - AFP
Cinquante ans plus tard, ce taux est passé à 22%. "Cela peut sembler peu", dit Mme Emerton, qui travaille au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. "Mais cela représente environ un milliard de personnes supplémentaires qui subissent aujourd'hui au moins un certain niveau destress thermique extrême".
Cette étude utilise l'indice universel de climat thermique (UTCI): celui-ci reflète la température "ressentie" en tenant compte de divers facteurs (humidité, vent, rayonnement...). Elle montre que la moyenne quotidienne de l'UTCI augmente à mesure que les épisodes destress thermique deviennent plus fréquents, plus intenses et plus longs en raison du réchauffement climatique causé par les activités humaines.
L'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France connaissent actuellement des températures ressenties parfois supérieures de cinq degrés à celles des années 1970, relève Mme Emerton. La France subit ces jours-ci sa deuxième vague de chaleur de l'année, après celle, précoce, qui avait battu des records en mai.
En outre lestress thermique s'étend à des zones de l'Amérique du Nord, du Royaume-Uni et des pays scandinaves, "régions du globe où il n'avait jamais été observé auparavant", observe la scientifique.
"La nuit quand on ne parvient pas à se reposer et que le corps n'arrive pas à se rafraîchir, cela devient très dangereux pour la santé, en particulier pour les personnes vulnérables", souligne Mme Emerton. Or le nombre de nuits tropicales, où la température ressentie ne descend pas en dessous de 20 degrés, a progressé dans nombre de régions du monde.
Si les données de l'étude s'arrêtent en 2024, les vagues de chaleur qui frappent l'Europe cette année laissent penser que cette tendance se poursuit sur le continent, dit la chercheuse.
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Lexique
Fonctionnelle : elle survient sur un rein sain. Elle peut être déclenchée par une hypovolémie quelle qu'en soit l'origine, par des prises médicamenteuses isolées ou associées : anti-inflammatoires non stéroïdiens, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, médicaments néphrotoxiques (antibiotiques aminosides...), produits de contraste iodé... Le plus habituellement, la fonction rénale revient à la normale après traitement de la cause.
Organique : les reins sont lésés soit de façon constitutive (maladies héréditaires sources de dystrophie rénale) soit acquise d'origine infectieuse virale ou bactérienne, toxique, auto-immune...
due à une perte d'eau et de sel contenus dans le plasma et les liquides entourant les cellules, liés à des vomissements, diarrhées, pertes cutanées, rénales, au coma diabétique...) ;
elle se manifeste par une fatigue, une sécheresse de la peau, une accélération du rythme cardiaque, une baisse de la tension artérielle, une raréfaction de l'émission d'urine...
son traitement consiste en l'administration d'eau et de sel.
due à une hypertonie (excès de sodium par fuite d'eau) du plasma et des liquides extracellulaires, liée à une insuffisance d'apport en eau, au diabète insipide , certains diabètes sucrés , pertes digestives, cutanées, par voie respiratoire... Pour compenser cette différence de pression en sels, le liquide intracellulaire sort vers le milieu extracellulaire. La cellule est déshydratée ;
elle se manifeste par une soif intense, une sécheresse buccale, une perte de poids, fièvre, essoufflement, une fatigue avec torpeur voire coma...
son traitement consiste en l'administration d'eau associée à un régime sans sel.