Actualité Santé Française
Coup de chaleur, déshydratation, décompensation: les maux du chaud
L'article explique comment la chaleur intense, notamment lors de canicules, peut affecter la santé, en définissant des termes clés tels que coup de chaleur, déshydratation, hyponatrémie et décompensation. Il souligne les symptômes d'alerte et les groupes vulnérables comme les enfants et les personnes âgées. Les informations détaillent également le mécanisme du corps face à la chaleur, les risques associés, et l'importance de s'hydrater pour prévenir ces maux. Des conseils pratiques sont fournis pour faire face à ces risques sanitaires durant les périodes de forte chaleur.
Ed JONES - AFP
Coup de chaleur,déshydratation décompensation... Voici un lexique de termes fréquents de l'impact de la chaleur sur les organismes, à l'occasion de la canicule historique touchant quelque 150 millions d'Européens.
Coup de chaleur
Confronté à la chaleur, qui affecte son fonctionnement dès que la température dépasse 25°C, le corps déclenche plusieurs mécanismes pour se maintenir à 37°C. (transpiration, augmentation du débit sanguin dans les vaisseaux les plus en surface de la peau).
Mais, parfois, cela ne suffit pas, ou l'organisme n'a pas les capacités optimales pour le faire, et un coup de chaleur se produit.
Sous l'effet de cette "hyperthermie", le rythme cardiaque se dérègle et s'accélère fortement, la respiration et la ventilation pulmonaires aussi. Malgré la montée de la température interne, le corps en vient à économiser l'eau au maximum, la sudation s'arrête et les urines foncent, voire disparaissent plusieurs heures.
Gal ROMA, Paz PIZARRO, Sophie RAMIS, Jonathan WALTER - AFP
Dans les signes d'alerte: unefièvre dépassant 40°C, un pouls extrêmement rapide, une peau chaude, rouge et sèche, desmaux de tête des nausées et vomissements, des troubles de la conscience (somnolence ou, au contraire, confusion, irritabilité, voire agressivité).
Les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées, aux mécanismes de défense moins performants, sont les plus à risque. Une santé dégradée, unediarrhée ou unefièvre préexistante, certains médicaments ou l'alcool augmentent aussi les risques.
Mais des adultes bien portants ne sont pas à l'abri. Un effort musculaire intense ou prolongé sous une forte chaleur, pour travailler ou faire du sport, peut exposer au risque du "coup de chaleur d'effort" ou "hyperthermie maligne d'effort", car la chaleur des muscles s'ajoute à la température extérieure.
Déshydratation
Lorsque l'organisme perd davantage d'eau que les boissons et aliments ne lui en apportent, le sang circule moins, et moins bien: certains organes peuvent manquer d'oxygène.
Sans compensation rapide par un apport en eau suffisant, ladéshydratation risque de s'aggraver. Lorsqu’elle devient sévère, elle peut provoquer une défaillance de plusieurs organes vitaux, notamment les reins.
Sabrina BLANCHARD, Sylvie HUSSON - AFP
Si les personnes âgées, à la sensation de soif réduite, sont particulièrement à risque, les enfants sont aussi très vulnérables, surtout les nourrissons.
Ceux qui travaillent en plein air ou font du sport en extérieur sont également plus exposés. Et certains médicaments, qui augmentent l'élimination d'eau, accroissent le risque.
En asséchant les bronches, ladéshydratation peut, par ailleurs, accentuer des pathologies respiratoires, alors même que la chaleur favorise notamment la formation d’ozone, irritant pour les voies respiratoires.
Hyponatrémie
Complication grave mais moins fréquente liée à la chaleur, l’hyponatrémie correspond à une réduction de la concentration de sodium dans le sang - sous les 135 mmol/L. Or le sodium est un des sels minéraux indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.
Cette anomalie biologique peut découler d’un apport excessif d’eau par rapport au sodium, ou d’un excès de perte de sel par rapport à l’élimination en eau.
L'âge, certaines maladies chroniques (insuffisance rénale, cardiaque, hépatique, respiratoire,cancers troubles neuropsychiatriques...) et certains médicaments, à commencer par les diurétiques et les psychotropes, peuvent la favoriser.
Mais l'hyponatrémie peut aussi toucher des personnes en bonne santé, lors d'efforts prolongés, surtout en cas de forte chaleur.
Fatigue anormale, nausées, vomissements,oedèmes figurent dans les symptômes à surveiller. Dans les cas les plus graves, l’hyponatrémie peut conduire à des troubles de la conscience, de laconfusion mentale desconvulsions voire un coma.
Décompensation
La canicule, d'autant plus éprouvante qu'elle dure, provoque aussi parfois une aggravation d'une maladie chronique, notamment cardiaque ou respiratoire.
Des personnes souffrant d'insuffisance cardiaque, demaladie rénale chronique, de broncopneumopathie chronique obstructive ou dediabète de type 2 peuvent ainsi subir une dégradation brutale de leur état lorsque les mécanismes de compensation de l'organisme ne suffisent plus à maintenir un fonctionnement normal.
Face à une aggravation inhabituelle des symptômes (essoufflement, confusion, fatigue intense, diminution importante des urines, malaise, douleurs thoraciques, etc.), une évaluation médicale rapide s'impose.
Ce phénomène de décompensation entraîne des consultations, des hospitalisations, voire des décès parfois plusieurs jours après le début des fortes chaleurs.
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Lexique
due à une perte d'eau et de sel contenus dans le plasma et les liquides entourant les cellules, liés à des vomissements, diarrhées, pertes cutanées, rénales, au coma diabétique...) ;
elle se manifeste par une fatigue, une sécheresse de la peau, une accélération du rythme cardiaque, une baisse de la tension artérielle, une raréfaction de l'émission d'urine...
son traitement consiste en l'administration d'eau et de sel.
due à une hypertonie (excès de sodium par fuite d'eau) du plasma et des liquides extracellulaires, liée à une insuffisance d'apport en eau, au diabète insipide , certains diabètes sucrés , pertes digestives, cutanées, par voie respiratoire... Pour compenser cette différence de pression en sels, le liquide intracellulaire sort vers le milieu extracellulaire. La cellule est déshydratée ;
elle se manifeste par une soif intense, une sécheresse buccale, une perte de poids, fièvre, essoufflement, une fatigue avec torpeur voire coma...
son traitement consiste en l'administration d'eau associée à un régime sans sel.
Glycémie à jeun > 1,26 g/L ou 7 mmol/L ;
Glycémie dans la journée > 2g/L avec signes cliniques de diabète.
diabète de type I : lié à une absence ou une insuffisance de sécrétion d'insuline, c'est le moins fréquent. Il survient volontiers chez des sujets jeunes. Le traitement nécessite de l'insuline (diabète insulinodépendant ou insulinonécessitant) ;
diabète de type II : la sécrétion d'insuline est maintenue, mais il existe un certain degré de résistance à l'insuline et les taux de glycémie sont élevés. C'est la forme la plus fréquente, elle apparaît volontiers après l'âge de 40 ans, son traitement ne fait pas appel à l'insuline (diabète sucré non insulinodépendant) ;
diabètes secondaires (maladie du pancréas, certains médicaments, origine génétique, malnutrition, autres maladies endocriniennes...).
soit sous l'effet d'un environnement chaud ou d'un travail musculaire intense en milieu chaud et humide (coup de chaleur) avec débordement des capacités d'adaptation de l'organisme (cutanées, respiratoires, cardio-vasculaires) ;
soit (fièvre) lors d'un processus infectieux, de la prise de certains médicaments (réaction allergique ou non)...
soit processus immunitaire avec libération de substances qui vont, au niveau cérébral, induire une réponse fébrile (ce même mécanisme peut être retrouvé lors de traumatismes ou autres troubles cérébraux).
élévation de la température centrale du corps > à 43°, l'augmentation du CO2 en fin d'expiration, associées à une hypertension artérielle ou une tension artérielle instable...,
une accélération des rythmes cardiaque (tachycardie ) et respiratoire (tachypnée),
une rigidité musculaire...
Glomérulonéphrite chronique primitive extramembraneuse avec syndrome néphrotique,
Glomérulonéphrite mésangioproliférative,
Glomérulonéphrite extracapillaire primitive,
Glomérulonéphrite chronique primitive à glomérules optiquement normaux avec syndrome néphrotique,
Exacerbation d'une glomérulonéphrite à dépôts d'lgA,
Néphrose lipoïdique.