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Cancer de l'ovaire: deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante
DANIEL ROLAND - AFP/Archives
Deux traitements permettent de légèrement améliorer la survie de patientes atteintes decancers de l'ovaire qui sont devenus résistants à la thérapie habituelle, montrent des études publiées vendredi dans la revue médicale The Lancet.
Ces deux médicaments sont le Keytruda du laboratoire Merck (appelé MSD en dehors des Etats-Unis), un anticancéreux déjà au coeur du portefeuille de traitements du géant américain, et le Lifyorli de Corcept, également basé aux Etats-Unis.
Deux études, indépendantes l'une de l'autre, ont évalué l'efficacité de ces médicaments face à des formes difficiles à traiter ducancer de l'ovaire.
Celui-ci reste l'un des plus meurtriers descancers féminins. Selon des chiffres de la Société américaine ducancer environ la moitié des femmes décèdent dans les cinq ans suivant le diagnostic, souvent réalisé alors que lecancer est déjà métastasé.
L'une des difficultés à traiter cecancer vient du fait qu'il devient souvent résistant au principal traitement en vigueur, la chimiothérapie au platine.
Les études ont donc évalué si le Keytruda, d'un côté, et le Lifyorli, de l'autre, amélioraient la situation des patientes qui continuaient par ailleurs à suivre le traitement habituel.
Les deux études ont donné des résultats semblables, même s'ils ne peuvent être directement comparés en raison de méthodologies différentes. Les patientes ayant reçu Keytruda ou Lifyorli en plus de leur traitement habituel ont, en moyenne, vu leur survie augmenter d'environ quatre mois.
Ces deux médicaments ont, en tout état de cause, déjà été approuvés en début d'année par les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) dans le traitement ducancer de l'ovaire résistant à la chimiothérapie au platine.
jdy/pan/alu/hj
Lexique
Stade I : Tumeur limitée aux ovaires :
* Ia : tumeur limitée à un ovaire, capsule intacte, pas de tumeur à la surface de l'ovaire, cytologie péritonéale négative.
* Ib : tumeur limitée aux deux ovaires ; capsule intacte, pas de tumeur à la surface de l'ovaire, cytologie péritonéale négative.
* Ic : tumeur limitée à un ovaire ou deux ovaires et associée à soit une rupture capsulaire, soit une extension tumorale à la surface de l'ovaire soit cytologie péritonéale positive.
Stade II : 1 ou 2 ovaires, avec extension pelvienne :
* IIa : 1 ou 2 ovaires, et atteinte de l'utérus et/ou de la trompe ; cytologie négative.
* Iib : 1 ou 2 ovaires, et extension aux autres structures pelviennes ; cytologie négative.
* IIc : IIa ou IIb. avec cytologie péritonéale positive.
Stade III : 1 ou 2 ovaires, avec extension extra pelvienne (confirmée histologiquement) et/ou adénopathies régionales :
* IIIa : métastases péritonéales extra-pelviennes microscopiques ; pas adénopathies régionales.
* IIIb : métastases péritonéales extra-pelviennes < 2 cm ; pas adénopathies régionales.
* IIIc : métastases péritonéales extra-pelviennes > 2 cm et/ou adénopathies régionales.
Stade IV : Métastases à distance à l'exclusion des métastases péritonéales.
* Un épanchement pleural doit avoir une cytologie positive pour être classée Stade IV
* Une méta capsulaire hépatique est classée stade III, une méta intra-parenchymateuse hépatique est classée stade IV.